Ma vie merveilleuse en SSII - 6 - Lueur d'espoir et placardisation
Lueur d'espoir
J’ai eu une lueur d’espoir avec une mission qui sentait bon la pré-embauche. Une boite avec un service production où le chef manquant de compétences se faisait balader par une partie de son équipe. Ils décidèrent de scinder l’équipe en deux et je me suis retrouvée à devoir encadrer une équipe d’exploitation serveurs avec des internes alors que j’étais prestataire. Super bancal comme contexte.
Le projet était intéressant, la boite semblait saine, j’étais décidée à essayer d’y faire mon trou. Gérer l’équipe était plus compliqué que dans ma mission précédente où ça tournait rond alors que là je venais pour leur apprendre comment s’organiser là où ils avaient jusque là été laissés en roue libre complète. Mais le vrai problème venait de ma hiérarchie qui priorisait les demandes clients sur la production. Beaucoup d’incohérences dans l’infrastructure mais “on a toujours fait comme ça”. Des chefs réfractaires au changement, forcément ça ne s’est pas bien passé. Je suis partie en laissant à mon successeur des billes pour tenter de supprimer un vieux serveur AS400 "qui ne sert presque plus" et qui bouffait une charge d’exploitation monumentale mais dont personne ne voulait prendre la responsabilité de dézinguer.
Retour en intercontrat mais cette fois, bien décidée à retourner coté technique pure. Marre des humains.
Placardisation
Dans cette période d’intercontrat, j’ai rencontré Jean-Michel avec qui on était pressentis pour partir sur un gros projet à la SNCF mais qui ne commencerait pas avant plusieurs mois.
Nous étions en 2014, il y avait un truc nouveau qui arrivait : la conteneurisation avec Docker.
L’un comme l’autre on avait largement fait le tour de tous les plans d’auto-formation en ligne alors on a été voir le responsable système du site pour savoir s’il aurait un serveur à nous mettre à disposition sur un réseau isolé pour qu’on regarde comment ça marche cette histoire de Docker et ce qu’on peut faire avec. Pas de problème, il y a des machines en réserve, il fallait juste la validation de notre responsable pour libérer les ressources. Et là le couperet est tombé : hors de question. Les raisons sont toujours restée fumeuses, ça ressemblait surtout à chercher à placardiser les deux trublions qui ouvraient un peu trop leur gueule. On s’est alors retrouvés pendant plusieurs semaines sans rien à faire. J’ai alors épluché mon contrat et mes obligations en période d’intercontrat pour pousser au maximum les horaires et en profiter pour aller faire du vélo avant de commencer la journée ou pendant ma très longue pause déjeuner.