Ma vie merveilleuse en SSII - le désenchantement
Recherche de job
Petit retour en arrière. Pendant la période de recherche d’un nouveau job, j’ai eu principalement 2 opportunités.
La première société était une autre SSI avec directement une mission dans une autre banque que mon client précédent, pour un poste équivalent. C’était intéressant mais pas nouveau.
J’avais une autre proposition pour une petite SSII qui me proposait de me former en base de données puis en SAP pour devenir admin SAP BC (me demandez pas ce que c'est, le peu que j'ai su, j'ai tout oublié). C’était un univers que je ne connaissais pas mais le challenge m’intéressait et puis ça changeait et me mettais de nouvelles cordes à mon arc.
Alors qu’on était encore en négociation salariale entre les 2 SSII, j’ai appris un vendredi soir au bar à coté du boulot par un pote d’un collègue que la première (pour la mission dans une banque) m’avait déjà vendue et que mes futurs collègues m’avaient dégagé une place sur un bureau pour m’accueillir le lundi suivant. Je n'avais alors rien signé.
Manque de bol, entre la nouveauté et le boost de compétences la seconde proposition m’attirait plus et j’ai donc signé avec la seconde SSII.
La plus courte expérience de ma vie
Ceux là, ils n’ont même pas attendu que je suis arrivée pour me la faire à l’envers.
Ma promesse d'embauche était signée. Quelques semaines avant le début de mon contrat avait lieux le week-end annuel de la société où toustes les collaborateurices se retrouvaient dans une ville où se trouvait une agence pour faire la fête. Très gentillement, bien que mon contrat n’ai pas encore commencé, ils m’ont conviée à participer à ce week-end avec ma compagne. Billets de train, hôtel et tout le tralala.
Il faut savoir qu’à ce moment là j’avais une grand-mère qui était mourante et j’avais prévenu mon responsable que je risquais d’annuler au dernier moment si sa santé se dégradait.
On arrive donc le jour convenu au point de rencontre à Lille. Je ne connaissais que mon commercial et le patron. Et là le commercial me sort :”Alors la mémé ? toujours pas morte ? “ Comme vous pouvez l'imaginer, j’étais choquée. On ne se connaissait pas et il se permettait une telle familiarité et un tel manque de respect. Mais je n’avais même pas commencé à bosser avec eux, je ne voulais pas faire de vagues.
Le week-end se déroule, mes futurs collègues ne semblent pas motivés à essayer de m’intégrer et avec ma compagne on sympathise avec une collègue lilloise mais détachée “temporairement” à Paris depuis plus de 2 ans. 2 ans qu’elle vivait toute la semaine à l’hôtel et ne rentrait chez elle que le week-end !
Si vous vous souvenez bien, je devais suivre des formations pour monter en compétences avant de partir sur les missions annoncées. Et là quand je m’inquiète de savoir quand et où seront les formations, on me dit que ça sera repoussé à plus tard et que je pars chez un client (que je n’ai pas rencontré) à Grenoble (ça c’était convenu) 10 jours plus tard. Heuuu ça va faire un peu court pour trouver un appart et déménager alors que je pensais avoir un ou deux mois de formations à Paris avant.
J’ai donc passé 10 jours à me demander ce que je devais faire, me faire arnaquer sur une évolution qui au final semblait me laisser stagner dans une boite qui ne semblait pas la plus humaine qu’il soit ou tout plaquer en ayant rien derrière ?
Ça m’a travaillé, du coté de la boite, aucune nouvelle, pas un message pour savoir si j’avais trouvé à m’installer ou quoi que ce soit.
Le dimanche soir j’étais encore à Paris alors que j’étais attendue chez le client le lendemain matin à Grenoble, j’ai envoyé ma lettre de rupture de période d’essai par fax et j’ai été courir à la poste du Louvre (qui est ouverte 7j/7 jusqu’à minuit) pour l’envoyer également de façon officielle en recommandé.
Le lendemain, j’ai reçu un mail incendiaire et insultant de la part du commercial, mais envoyé depuis sa boite mail perso. J’ai longtemps gardé ce mail au cas ou on me ferait des reproches sur ma façon de les avoir plantés.
Moi pendant ce temps, je n’avais plus de job.